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Ce dernier mois de voyage m'a permis de visiter un des pays les plus enigmatiques: la Chine. Rejoint avec grand plaisir par Moreno, Marion et Roberto, nous allions commencer par visiter Pekin, sa cité interdite, la Grande Muraille, la place Tiananmen, le Nest de Herzog et de Meuron (oui, Moreno, ca en valait la peine...) et bien d'autres traces d'un passé riche et grandiose. Nous allions aussi devoir affronter quelques 8 millions de touristes chinois. En effet, la première semaine d'octobre est une des trois semaines de vacances que l'Etat donne à ses employés. Autant dire que la cité interdite s'est plus apparentée a un bain de foule qu'à une visite paisible. Malgré tout, cette surpopulation momentanée n'était peut-être pas le principal bémol à la visite de la capitale chinoise. La pollution est certainement bien plus handicappante. Le simple fait de respirer de l'air de Pekin pendant une journée équivaut à une consommation de 70 cigarettes... Autant recommencer à fumer. De plus, durant les trois premiers jours, nous n'avons pas vu le soleil, incapable de percer l'épaisse couche de smog.
Nous avons ensuite pris le train pour ChéngDé qui se targue de détenir les jardins impériaux les plus vastes de Chine. Un peu decevant cependant, sauf les huit temples (dont une replique du Potala de Lhassa) qui se dressent sur une colline avoisinante. Ah oui, Moreno et Roberto ont aussi apprécié cette ville parce qu'ils ont pu se faire lécher les mains par des biches. Sinon ChéngDé nous aura aussi permis de mettre les pieds dans un 4 étoiles qui bradait ses chambres. Le grand luxe à la chinoise, une nourriture excellente et un cadre impressionnant. C'est aussi à ce moment-là que nous avons pris conscience de notre incapacité à communiquer avec les chinois. Les réceptionnistes de ce 4 étoiles (internationale, qui plus est) ne parlaient pratiquement pas anglais. Les serveuses face à qui l'on agitait notre pouce vers la bouche en disant: "Water", nous amenèrent des cure-dents et Marion qui demandera plus tard de l'eau avec la meme gestuel dans un shop aux abords d'un temple, se verra proposer une boite de tampax... Bref, ce que tout le monde nous avait dit s'est avéré vrai: c'est pas facile de se faire comprendre en Chine.
Puis, nous sommes repartis a Pékin où par chance il avait plu quelques jours auparavant, nettoyant ainsi le ciel de sa pollution. La ville devint soudainement complètement différente. Nous visitâmes notamment le magnifique Palais d'Eté et l'Art District qui rappelait le Berlin Underground. Nous avons aussi compris à ce moment-là que les taxis ne nous prenaient pas parce que certaines zones leur étaient interdites et non pas parce que nous étions des caucasiens, théorie qui nous avions mise sur pied quelques jours auparavant.
Après une nuit de train, nous nous sommes rendus a Datong pour aller visiter les grottes de Yungang taillées dans les falaises du Wuzhou Shan. Elles s'étendent sur 1 km et abritent plus de 50'000 statues bouddhiques (dont un bouddha de 17 m de haut) - des chiffres qui donnent le tournis. Nous avons aussi visité un monastère suspendu qui se dresse là depuis 1'400 ans. Il est plaqué contre le flanc d'une falaise, à quelques dizaines de mètres du sol - des chiffres qui donnent définitivement le tournis, n'est-ce pas Marion?
Puis, nous sommes partis pour Wutai Shan, histoire de passer un col de 3000m, de se les geler et de jouer au Burrago. Finalement, après une nuit à se demander si on allait se réveiller ou simplement mourir gelés, nous avons découvert un village monastique abritant une quinzaine de temples magnifiques entre stupa énormes et vue imprenable sur la vallée, tout ca agrémenté par quelques apprentis-moines qui jouaient de la musique.
Puis, à la demande de Moreno, nous nous sommes rendus à Pingyao, une ville han traditionnelle et magnifiquement conservée. Ce fut l'occasion de se faire masser, de marcher sur les remparts, de visiter quelques temples et maisons des finances mais ce fut surtout la ville où Roberto apprit qu'il était "handsome", ce qu'il n'a pas manqué de nous répéter, avec un air béat, durant les 752 heures suivantes.
Ensuite, nous avons repris le train pour Xi'an, passage obligé en Chine. En effet, en 1974, des paysans qui creusaient un puits ont mis à jour une des découverte archéologique majeure du XXème siècle: un souterrain de terre et de poutres renfermant des milliers de soldats de terre cuite grandeur nature, accompagnés de leurs chevaux, tous en formation de combat. Après cette halte qui en valait définitivement la peine, nous sommes ensuite allés à Chongqing, histoire de prendre le bateau pour 3 jours de croisière sur la YangZi, cette rivière qui serpente le long de gorges spectaculaires. Que dire de plus de cette croisière? Beaucoup de choses certainement mais je vais résumer. Cette descente sur la YangZi est incontournable puisqu'elle symbolise certainement la Chine de l'avenir et la puissance du pouvoir en place. En effet, ce pays étant en manque d'énergie pour faire tourner ces nombreuses usines, Mao et ses successeurs ont décidé de construire le plus grand barrage au monde - pour la modique somme de 75 milliards de dollars - qui changea par la meme occasion l'environnement aux abords de la rivière, et c'est le moins qu'on puisse dire. Le niveau de l'eau est monté de 175 mètres, inondant ainsi champs, rizières, villages et deplaçant 1,5 millions d'habitants. Bref, un projet pharaonique, inimaginable et catastrophique pour l'environnement. Une ambiance de "ghost cities" règnent aux abords de la rivière, ce qui laisse un goût tres amer dans la bouche. Heureusement, nous avions rencontrés des gens très sympas et avions de l'alcool, qui selon une amie anglaise ressemblait à du vomi d'ananas...
Et finalement, avant de repartir pour Hong Kong, nous nous sommes arrêtés à Guilin, histoire de nous reposer quelques jours et de faire une croisière sur la Li river, apaisant ainsi la frustration de Moreno de ne pas avoir vu la Baie d'Along en fin d'année passée. Les paysages karstiques de cette partie de la Chine sont magnifiques et Guilin a des airs de "resort" de détente pour jeunes chinois riches et fêtards. Autant dire que ça n'était déplaisant surtout lorsque nous sortions et que les gens venaient nous payer des verres, nous offrir des cigarettes tout ca devant un spectacle des plus allechants... Nous sommes aussi aller voir les rizières en terrasse qui offre un paysage unique - même si le trajet en voiture a été très énervant puisque le conducteur voulait économiser de l'essence et accélerait ainsi de 40 km/h à 60 km/h, puis mettait la voiture en roue libre et ceci indépendament des aspérités de la route. Bref, une technique qui énerve de manière inversément proportionnelle à la quantité d'essence supposément économisée.
Notre dernière destination a donc été Hong Kong, cette ville très peu chinoise par ailleurs. Un brouillard nous a un peu empêché d'envisager l'ampleur de cette ancienne colonie britannique. Malgré tout, nous sommes allés en tram au Victoria Peak, avons visité une petite ile aux alentours, avons vu un spectacle de Kung Fu, avons fait au moins 15 fois le marché de nuit - histoire d'acheter quelques souvenirs, et avons admirés les buildings impressionnants des différentes banques et multinationales.
Prochaine article: conclusion finale de ce voyage.
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Publié à 01:25, le 6/11/2008, Pékin Mots clefs : Pekin |
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Quelques soucis de sante m'ont permis - meme si je m'en serais bien passe - de vivre l'Inde de maniere un peu differente de celle decrite dans le Lonely Planet. En effet, apres avoir visite quelques villes, mon but etait de m'arreter a Bhopal 1 ou 2 jours puis de partir en montagne histoire de fuir la chaleur, les klaxons, et le flot humain que representent les villes. Tel etait mon plan, sauf que je suis finalement reste 15 jours a Bhopal, cette ville ou le seul evenement qui se soit produit est une fuite de pesticide d'une usine americaine qui fit 50'000 morts et 500'000 blesses et dont le jugement est toujours en suspens, bien sur.
De plus, cette pause m'aura permis d'obtenir un "certificat" qui, encore plus que d'autres, m'a rendu passablement heureux, peut-etre meme plus que ma licence universitaire: le certificat m'indiquant que je n'avais pas la malaria, ce que j'ai craint durant quelques jours.
D'autre part, ces 15 jours d'enfermement auront ete l'occasion d'observer en detail mon ventilateur et de tenter de comprendre d'ou provenait ce bruit qu'il faisait toutes les 2 minutes et 35 secondes...
Et finalement, j'ai pu m'interesser a l'actualite:
- Une indienne de 16 ans, habitant les environs de Bhopal, se suicide en pensant que le debut des tests menes par le CERN a Geneve vont engendrer la fin du monde.
- Tata Motors veut construire une usine pour fabriquer la voiture la moins chere au monde: l'equivalent de 2'500 francs suisses. Malgre tout, les travaux sont bloques par une levee de bouclier de la population qui se sent spolliee de ces terres - a juste titre d'ailleurs. De plus, au-dela de la population locale, ce projet va avoir des repercussions mondiales, puisque cette usine va degager plus de CO2 que la Tunisie toute entiere. Et finalement, il semble stupide de commercialiser cette voiture qui ne va qu'endetter son proprietaire et rendre encore un peu plus impraticable la circulation sur des routes qui, des fois, n'en sont pas, ici en Inde. Le capitalisme, pousse a son extreme, ne semble pourtant pas avoir cette meme logique. Surtout lorsqu'il est mene par Ratan Tata, la 35eme fortune mondiale. Lui qui vient de racheter Jaguar et Rover et dont l'empire est constitue de 98 autres societes.
- Les indiens se demandent si McCain ou Obama vont continuer a "outsourcer" en Inde.
- Un debat stupefiant: "est-il possible de legaliser le test qui permet aux meres de connaitre le sexe du foetus", ce qui est par exemple le cas en Suisse. Ce debat qui semble quelque peu anodin cache en fait une realite tout a fait dramatique: 10 millions de filles ont ete tues a la naissance ces 20 dernieres annees et les experts estiment qu'1 million par annee le seront ces 3 prochaines annees. Le ratio de naissance etant aujourd'hui a 653 filles pour 1000 garcons. Ces chiffres sont effarants et pointent une societe qui pourrait etre expliquee par le proverbe indien suivant: "elever une fille, c'est comme arroser le jardin du voisin".
- Beaucoup de corps retrouves lors des attentats de Delhi n'ont pas ete reclames. Une fille handicapee mentale de 2 ans 1/2 est toujours a l'hopital, mais personne ne vient la chercher... La seule explication est que les parents, a cause de son handicap mental, ont saisi l'opportunite de ses blessures pour se debarrasser d'elle...
- Pour ajouter encore quelques chiffres: en Inde, 3'200 bebes naissent chaque seconde, dont 70% ne survivront pas. 40.4% des enfants souffrent de malnutrition (on ne s'etonnera donc pas que l'Inde n'ait gagne que 3 medailles aux JO alors que c'est le deuxieme pays en terme de population).
- D'autres nouvelles en vrac:
le Kashmir est toujours et encore en conflit.
La mousson a deplace 500'000 personnes qui se retrouvent sans rien et dont les politiciens ne se soucient guere, et pire encore, bloque l'aide internationale et ne fournisse qu'une aide derisoire a une population au bord de la catastrophe sanitaire.
Les attentats de Delhi qui passent en boucle a la television et qui montrent des corps en sang sur le bord de la chaussee. Toute la population est touchee, sauf peut-etre la police et le gouvernement devoilant ainsi un cote qu'ils tentent habituellement de cacher: leur ridicule. Il n'y a pas d'autre moyen de l'exprimer.
Mais par contre, le Nuclear-Deal est en train d'etre signe avec les USA, du moins s'ils trouvent le temps, puisqu'ils semblent etre quelque peu occupes par une certaine crise des marches. La France se portera sinon tres volontiers a la rescousse a l'Inde...
Voila quelques nouvelles qui permettent de percevoir l'Inde dans son actualite.
L'inde est donc sans aucun doute le pays des palais, des plages exceptionnelles, des temples incroyables et tant d'autres choses encore mais c'est avant tout un pays impossible et insupportable, gangrene par tant de maux - dont les principaux sont sans aucun doute la corruption et un systeme politique completement defaillant.
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Publié à 08:20, le 24/09/2008, Mumbai Mots clefs : mumbai |
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Apres un bref sejour a Hong Kong, j'ai donc pris un vol pour l'Inde, Delhi, plus precisement. L'arrivee a ete assez spectaculaire. L'aeroport n'a rien d'extraordinaire. Ce qui l'est un peu plus, ce sont les milliers de personnes qui vous attendent, vous appellent, vous racolent et vous suivent lorsque vous franchissez la sortie. 5 secondes d'observation pour remarquer toutes ces vieilles voitures - tres belles par ailleurs - qui font office de taxi et la presence de tuk-tuks. Ca, c'est une bonne nouvelle puisque les tuk-tuks, c'est le meilleur moyen de locomotion: pas cher et efficace.
Apres quelques soucis de communication, me voila donc embarque pour tenter de rejoindre mon hotel. Et la, au vu de l'agitation ambiante, mon cerveau fait un calcul rapide: population mondiale: 6.7 milliards; population en Inde: 1.2 milliard. Autrement dit, 1 "terrien" sur 6 vit en inde...
Le lendemain, j'ai pris conscience de la realite qui se cachait derriere ce calcul. Des gens partout: assis a une table de restaurant, en marche, couches par terre. Des gens partout. Beaucoup de bruit, de klaxons, de sifflets, de voitures, d'agitation et de mouvement. Le mot "terrien" se transforme tout a coup en "t'es rien".
Sinon, quelques visites de la ville, son fort - fort decevant par ailleurs - sa mosquee, quelques musees, son marche. Rien d'exceptionnel. Je suis finalement parti pour Varanasi, une des villes sacrees. Pas mal de touristes y viennent pour faire des cours de yoga, de meditation, de musique... Mais, on vient aussi ici pour voir les ceremonies au bord du Gange. C'est assez impressionnant, surtout les ceremonies de cremation. Des indiens de partout rejoingnent Varanasi pour vivre leurs derniers jours et se faire incinerer sur un feu de bois apres avoir ete purifie dans le Gange. Ca a ete quelque chose d'extremement bizarre pour moi. J'avais vraiment l'impression d'etre un voyeur, j'ai deteste ca, meme si ca m'intriguait, il faut pas se le cacher.
Puis, je suis parti pour Orchha et Gwalior, deux sites historiques. Des temples magnifiques, extremement bien conserves, des statues de 10 metres creusees dans la roche, des piscines pour Maharaja...Vraiment impressionnant. Mais au-dela de tout ca, c'est surtout les gens qui sont extraordinaires ici en Inde. Je me sens malgre tout tres observe, ce qui ne me plait guere. Je passe donc mon temps a chercher les yeux qui m'observent. On se regarde en chiens de faillance pendant quelques minutes et finalement, un sourire est lache et ca se finit toujours de la meme maniere: "Which country?". "Switzerland". "Ooooh, good, cool country." "Cool??? (je me dis: "mais qu'est-ce qu'il me raconte ce gars, c'est pas COOL la suisse, c'est beau, c'est paisible, c'est riche mais c'est pas cool... Ah cool dans le sens, "fraiche"), Ok alors, "yes cool", c'est vrai qu'ici c'est pas cool, dans ce sens-la...
Finalement, beaucoup de gens me demandent de voir des billets de banque suisses et je leur dis que j'en ai plus. Decus, je leur montre donc des billets de Nouvelle-Zelande ou de Hong Kong. Quelqu'uns me parlent des politiciens indiens qui detournent l'argent public vers des banques suisses... D'autre me demandent si je suis marie. Quand je leur dis que non, il me demande combien j'ai de copines. Presque tous me demandent si je crois en Dieu et personne n'est vraiment etonne que je n'y crois pas - ou plus. Dieu sait pourquoi, mais ils ne reagissent pas vraiment, j'aimerais bien savoir ce qu'ils pensent de tout ca.
En tout cas, depuis que je suis arrive en inde, je me suis fait un pari (on s'amuse comme on peut...): j'ai parie que je n'arriverais pas a tenir 1 heure sur un banc, tout seul. Je n'ai encore jamais reussi. Y a toujours quelqu'un qui vient me parler, c'est incroyable. S'en suit, la fameuse serie de photos, sauf que souvent c'est moins qui doit les prendre en photos avec mon appareil. Je comprends pas pourquoi mais c'est comme ca.
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Publié à 05:21, le 12/09/2008, Delhi Mots clefs : |
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Hong Kong a longtemps ete un ilot britannique en Orient, une base permettant l'echange de the, de soie et d'opium. Finalement en 1997, la retrocession s'est faite et Hong Kong est devenue une "Special Administration Region" de la Chine.
On parle de cette ville comme de "la rencontre entre l'Orient et l'Occident". Je garderai peut-etre cette description pour Istanboul puisque Hong Kong n'a d'occidental que sa superpuissance financiere, autrement dit ses buildings, ses voitures avec chauffeurs, ses boutiques de luxe. Mais aujourd'hui, qui croit encore que l'Occident est une superpuissance?
Hong Kong "fourmille" de gens, jeunes, hype et ambitieux. Ils regardent les JO sur des ecrans geants, aspirent bruyamment leur nouilles au restaurant type fast-food, et les filles sont totalement obsedees par les bijoux en or. Mais surtout, ces jeunes donnent l'impression d'avoir toutes les cartes en main pour aboutir a une belle reussite personnelle et nationale, sans aucun doute.
Je vais revenir a Hong Kong dans quelques semaines. Ca sera ma derniere destination par ailleurs, je ne vais donc pas en dire plus pour l'instant.
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Publié à 04:24, le 8/09/2008, Hong Kong Mots clefs : |
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La capitale du Victoria est une veritable aubaine en Australie. Cette ville offre en effet une large palette d'activites culturelles, telles que musees, concerts, expositions, et meme un festival du film. Autant dire que l'ambiance est carrement differente de celle de Sydney, Cairns ou Perth. Ca n'est pas mieux ou moins bien, c'est juste different.
Apres quelques jours a Melbourne, nous sommes partis parcourir la Great Ocean Road. Un peu sceptique au premier abord, en imaginant le nombre de touristes que nous allions devoir affronter sur certains spots, j'ai finalement ete rassure lorsque nous nous sommes retrouves seuls sur un golf a observer des kangourous, presque seuls a traverser un foret d'eucalyptus - et de koalas par la meme occasion - et plus ou moins seuls a observer une baleine et son petit. Nous avons par contre du partager les points de vue sur les "12 apotres" avec quelques centaines de touristes. Il ne fallait quand meme pas trop en demander. (Les "12 apotres" sont les fameux rochers qui longent la cote et forment donc les hot spots de la Great Ocean Road). Nous avons par contre ete parmi les seuls survivants du vent glacial qui soufflait au dessus de ces roches erodes. L'espoir nous faisait tenir, certainement. Nous avions en effet appris par hasard que des pinguoins devaient venir passer la nuit au pied de ces rochers. Mais, plus on y reflechissait, et plus on avait l'impression de s'etre fait avoir. Comment des pinguoins de 30 cm allaient retrouver leur chemin et reussir a s'extraire de vagues de 3 metres pour venir "dormir" a un endroit annuellement frequente par 7 millions de touristes. Franchement, faut pas deconner! Et finalement, lorsque nous allions arriver au point de rupture, au niveau motivation de rester dans le froid, une tache noire apparut sur le salbe, puis disparut emportee par les flots, puis reapparut et avanca gentiment mais surement vers une sorte de refuge. Puis, une deuxieme tache tenta le meme exploit. D'autres suivirent par la suite... Excellent!
Finalement, nous sommes revenus a Melbourne pour y passer une nuit (non prevue par ailleurs!!!) pour ensuite reprendre notre vol pour Darwin.
Darwin, c'est une ville ininteressante, insalubre, dangereuse (y parait) et surpeuplee par les touristes europeens. Mais c'est aussi le parfait point de depart pour une excursion de 4 jours a Kakadu National Park. Ce parc est assez exceptionnel, extremement vaste, tres diversifie, et encore habite par de nombreuses sortes d'animaux. La visite de ce parc aura ete l'occasion pour nous de voir des peintures aborigenes, de se promener au bord de lacs (d'y faire des siestes aussi), d'observer quelques kangourous (certains morts sur la route d'ailleurs), de croiser des camions de 140 tonnes (ah ouais, ca rigole pas), de voir plusieurs bush fires, de rouler avec un van qui consomme 25 litres au 100, de faire du camping sauvage (nouvelles experience pour certains d'entre nous, n'est-ce pas les citadins?), et de se faire attaquer par les animaux les plus dangereux de la region: les moustiques! Alors, ceux-ci, franchement, c'est pas des debutants. Ils savent parfaitement quand attaquer et quelle veine toucher. Des vrais tortionnaires.
Mais, Kakadu, c'est la magnifique Jim Jim Fall, qui, en saison seche, n'est pas vraiment une chute d'eau mais qui en vaut malgre tout vraiment le detour. Nous avons aussi investi pour une croisiere de deux heures sur la Yellow Water, cette riviere qui est peuplee par des miliers d'animaux. C'est un veritable miracle d'ailleurs que toutes ces especes soient restees la-bas. Entre un crocodile qui suit notre bateau, un oiseau bizarre qui seche ses ailes ouvertes au soleil, un autre qui a la jambes tournes a l'envers, un nid enorme, une envolee de 5'000 canards, et des chevaux sauvages, il faut bien l'avouer, Yellow water est l'endroit parfait pour l'observation de la faune et de la flore.
Darwin, c'etait aussi le dernier endroit que la dream team de suisse allait visiter en australie avant de reprendre leur vol de 50 heures. Ca c'est le revers de la medaille!
En ce qui me concerne, j'ai passe quelques jours supplementaires a Melbourne, histoire de demander un visa pour l'inde et quelques jours supplementaires a Sydney, histoire de ne pas decompenser tout de suite de partir d'australie...
Je me trouve en ce moment a Hong Kong et je pars dans deux jours pour Dehli, histoire de faire un tour en Inde avant de voyager en chine avec la famiglia italiana!
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Publié à 07:41, le 12/08/2008, Darwin Mots clefs : |
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Tenter de faire apprecier Sydney, c'est descendre Forbes Street, traverser les quartiers de logements sociaux, passer les penthouses avec yacht des Docks, longer la magnifique ACP piscine pour finalement penetrer le jardin botanique et arriver a l'endroit ou habituellement un photographe professionnel se tient poster, non sans raison d'ailleurs. Quel meilleur endroit en effet pour donner un visage a Sydney?? De la, on voit les gratte-ciel qui menent a l'Opera House, l'Harbour Bridge en arriere-fond et la baie au premier plan. Autant dire, presque tout Sydney en un clin d'oeil.
Que faire d'autre apres ca? Visiter quelques batiments interessants, passer du temps dans une libraire, dejeuner a Bondi Beach, manger thai, prendre le ferry pour Manly, boire un verre a Kings Cross, faire le tour de Darling Harbour... Pleins d'activites certes sympas mais plutot banales en comparaison de la rencontre que nous avons fait la-bas. La "voix de Dieu sur terre" avait en effet fait le deplacement - dans son Boeing 777 - avec ses dizaines de laquais tout de violet vetu. Incroyabe. Sydney en etat de siege. Meme les chauve-souris du Botanical Garden fuyaient. Il y avait quand meme de quoi! Un demi-million de cathos dissemines dans toute la ville avec un sac a dos orange, une bonne dose d'hysterie, un drapeau de leur pays d'origine, entonnant des chants de miracules!
Tous les Sydneysiders le pensaient et certains l'ont dit (merci Vivienne, nous dry-cleaneuse, pour cette parole cathartique): "ces journees de la jeunesse sont l'occasion pour les ados des 4 coins de la planete de venir se murger ici a Sydney". C'est vrai que ca a du etre cool. J'ai tout a coup regreter de ne pas avoir fait parti des "servants de messe".
En tout cas, Benedictus XVI a ete recu en pop star (ou pope star): 5 helicopteres en vol stationnaire, la moitie de la ville interdite a la circulation, des concerts partout en ville, des flics, des flics, des flics et encore des flics. Tout ca pour un cortege en papamobile, une petite messe, une crucifixion et une resurrection en 12 scenes. Mais tout ca surtout pour nous aider a ressentir un peu plus notre profonde culpabilite judeo-chretienne de ne pas travailler assez, de ne pas prier suffisamment, de pecher un peu trop et de ne pas suivre la Bonne Parole.
Alors, "mes tres chers freres, commencons par demander pardon..."
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Publié à 07:09, le 9/08/2008, Sydney Mots clefs : |
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Apres plusieurs milliers de miles parcourus en avion et quelques dizaines de degres perdus en vol, me voila arrive a Auckland.
Premiere impression: le froid: il fait 13 degres, et il pleut en plus!
Deuxieme impression: le stress: il ne me reste que 48 heures avant l'arrivee de la putois' team et absolument rien n'est prepare pour notre sejour en Nouvelle-Zelande.
Troisieme impression: la peur: mes amis de suisse vont certainement me faire la peau en voyant le temps. Eux, viennent enfin de sortir de l'hiver et je doute qu'ils apprecient ce retour a un temps plutot maussade. De plus, les quelques 30 heures passees a bord d'Air New Zealand aura certainement ete l'occasion d'un stage de formation a la technique du Haka... autant dire que ma peur se justifie totalement.
Conclusion: il va falloir prier pour le temps et booster au niveau organisation!
Trouver un hotel etait la priorite: j'ai donc suivi deux touristes qui, au vu de leurs habits et de leur backpack, devaient avoir le meme budget que moi. Quelques instants plus tard, je me retrouvais donc au centre-ville, dans un backpacker tout a fait correct. J'y ai fait la connaissance de Tom, le geant des Fidjis, qui s'est avere etre mon meilleur allie dans le contre-la-montre que j'allais devoir mener durant ces prochaines heures. il m'a ainsi trouve une voiture a prix casse, un itineraire de voyage approprie a notre sejour et des hotels familiaux sur l'ile du Nord. Et voila, finalement, le tour etait joue.
Quelques dizaines d'heures plus tard, me revoila a l'aeroport pour attendre Patricia, Celine, Olivier et Mehmet. Trop cool de les voir debarquer! A mon grand etonnement, ils etaient prets a affronter le temps avec leurs vestes de ski, leurs souliers de marche et leurs backpacks tout a fait appropries. Et qui plus est, malgre les 30 heures de vol et leur burn-out professionnel respectif, ils avaient l'air contents, detendus et pas totalement epuises - du moins pas encore. Quelques heures plus tard, certains allaient quand meme donner l'impression d'etre au bord du gouffre et non pas au bord du principal crater d'Auckland.... Mais une bonne nuit de sommeil suffira a les remettre d'aplomb. Mis a part ca, encore merci les amis d'avoir pris 1 mois de vacances pour venir voyager avec moi, vous avez assures!
Nous sommes donc restes 1 jour a Auckland, histoire de faire le tour de la ville, de confirmer qu'elle n'etait pas franchement extraordinaire, a part un bar tres sympa aux Docks. Nous avons ensuite pris la route pour le nord, traverse des paysages digne des Teletobiz, avons vu des arbres gigantesques, avons couru sur la plage - certains ont meme fait l'experience d'etre submerge par les vagues - avons ensuite seche nos chaussettes par la fenetre de la voiture, et sommes finalement arrive a la magnifique Bay of Island ou nous voulions observer les baleines avant de nous rendre compte que c'etait un veritable attrape-nigots. Nous avons donc prefere investir notre argent dans d' "inoubliables" pizzas... (le cuisinier, cet assassin de la gastronomie italienne, aurait largement merite d'etre arrete par la police, ou meme la mafia, peut-etre). Puis, nous sommes repasses a Auckland, avant de partir pour le Coromandel. Magnifique, le Coromandel. Des plages superbes, des petits villages a l'architecture tout a fait atypique, des ados qui jouent au golf entre deux jardins, des questions qui emergent tout a coup: "comment et pourquoi les premiers maoris sont arrives ici?, l'anniversaire de Mehmet (encore desole pour le souper, ca aurait pu etre mieux que ce burger... mais bon ca aurait pu etre pire: ne rien trouver, ce qui a bien failli arriver...). D'autre part, cette region nous a permis de nous rendre compte qu'il n'est pas facile de trouver de l'eau chaude en creusant dans le sable... surtout si on creuse 10 metres a cote de l'endroit ou il faudrait... Toujours est-il que ca a ete excellent de se baigner - du moins les pieds - dans l'eau bouillante qui surgit a maree basse sous l'influence d'une roche volcanique qui se trouve 170 metres sous terre. Nous avons ensuite repris la route pour Rotorua. A ce propos, il faut encore preciser que l'un d'entre nous a eu son permis suspendu par le reste du groupe. Allah kahretsin!, dirait l'autre. Ce dernier roulait en effet un peu trop temerairement, un peu trop a droite et un peu trop "bateau", pourrait-on dire. Cette suspension a permis aux autres de faire disparaitre l'ulcere qu'ils commencaient a sentir...
Rotorua aura ete l'occasion de vivre l'experience de la madeleine de Proust. Cette ville a en effet fait resurgir des souvenirs de nos annees d'etude au cycle d'orientation ou certains "effrontes" osaient jetes des bombes puantes au lieu d'aller faire l'etude. Et oui, Rotorua est construite autour d'une serie de geysers, de marre de boue bouillante, ce qui lui donne une puissante odeur ... d'oeuf pourri. Mise a part ca, cette region nous a permis de voir de nombreux volcans en activite ou pas, colores ou pas, puant ou pas. Puis, nous sommes partis en direction du lac Taupo et sommes alles voir le Mont Tongariro totalement enneige. Et nous avons fini notre trip neo-zelandais a Raglan, le village de surfeurs, histoire que les filles bavent un petit coup devant l'un d'entre eux...
Voila pour la premiere partir du voyage.
A suivre: Sydney et le pape, Melbourne et la Great Ocean Road, Darwin et les crocodiles!
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Publié à 04:12, le 3/08/2008, Auckland Mots clefs : |
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Le Kimberley aura definitivement ete une belle experience. La piste a l'aller nous a fait traverser des paysages quasi-inexplores. L'etat de la route, la chaleur a supporter, les rivieres a traverser et les hebergements presque inexistants freinent certainement les plus craintifs. Et pourtant... Quel plaisir de parcourir a pied quelques kilometres de chemin rocailleux pour aboutir a une cascade de 15 m de haut, quelle joie de faire un feu pour griller trois cuisses de poulet, quelle chance de se reveiller avec la vue sur l'ocean indien et quel souvenir de penser s'etre saisi d'une casserole pour combattre la source de bruits bizarres durant la nuit.
Broome, la "capitale" du Kimberley, est etonnante. Petite bourgade, la majeure partie de l'annee, celle-ci devient une megapole touristique lorsque l'hiver s'installe au sud de l'Australie. Pas etonnant. Broome offre des paysages magnifiques, un coucher de soleil eblouissant, une plage immaculee et une ambiance de camp de vacances pour grands enfants. Le sud de Broome est magnifique puisque les roches d'un rouge vif touchent le bleu oceanique. Des kilometres de plage ou quelques australiens d'un age avance s'essayent a la peche, a la recherche de coquillage et au dilettantisme. Le nord de Broome, cape l'Eveque en l'occurence, est une petite "resort" pour riches australiens a qui l'on propose vols en helicoptere, peche aux crabes (enfin, au crabe, puisque c'est 1 au maximum), bushwalking avec guide aborigene. Et tout ca pour des prix clairement exagere. Par contre, la rencontre de deux requins affames a 3 metres de la plage, nous a offert un spectacle hallucinant - entre peur et excitation - et tout ca totalement gratuitement.
Finalement, la route de retour nous permis de visiter les Bungle bungle. Au meme titre que Petra, Istanbul ou Angkor, c'est quelque chose qu'il faut avoir vu dans sa vie. Il s'agit d'un parc naturel constitue de centaines de rochers erodes par le vent et la pluie. La structure en gres quartzique de ce massif a ainsi forme des cones striees que l'on semble polir le matin avant l'arrivee des visiteurs. De toute beaute!
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Publié à 12:06, le 6/07/2008, Darwin Mots clefs : |
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Le Kimberley est une region tres etonnante. D'enormes plateaux rouges surplombent une plaine extremement seche peuplee d'arbres. Les dimensions semblent exageres. Tout est grandiose: les rochers, le ciel, les animaux et les arbres. Ces derniers, stoiques, semblent d'ailleurs retenir leur souffle en attendant une prochaine averse, improbable par ailleurs, au vu du ciel totalement bleu. Les nuages semblent en effet partis pour des contrees plus accueillantes. Le matin, par contre, ils prennent leur revanche et moutonnent totalement le ciel.
Seule une piste traverse ce territoire gigantesque. Autant dire que l'homme, meme s'il n'est que de passage, est un intrus surveille par des milliers d'yeux de serpents, de crocodiles, de kangourous, de corbeaux et de perroquets noirs - la couleur de ces derniers restent d'ailleurs une intrigue complete.
Ce cadre est d'autant plus surprenant qu'il y a quelque chose de paradoxal. Rien ne parait anachronique mais en meme temps rien ne se passe. Comme si ce paysage etait un veritable decor en attente d'une intrigue quelconque. Mais rien ne peut se passer par une telle chaleur. Seul l'esprit semble encore capable de quelques peregrination, mais n'est-ce pas le but de ce voyage dans cette contree isolee??
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Publié à 04:46, le 25/06/2008, Broome Mots clefs : |
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Il y a 7 mois, lorsque j'ai pense ecrire un blog, je n'aurais jamais imagine qu'autant de monde allait le consulter. Je trouve ca tres etonnant, quelquefois meme intriguant mais en tout cas, ca me fait toujours extremement plaisir de lire vos commentaires. Un tout grand merci donc a vous tous qui me suivez et continuez a me faire part de vos reflexions, j'en suis tres content.
L'espace d'un instant, laissez-moi faire des commentaires sur vos commentaires, ce qui me permet de retourner la situation et vous fait ainsi devenir l'auteur de ce blog. Cette demarche me permet aussi de tenter de comprendre ce qui pousse quelqu'un a consulter mon blog, du moins, je vais y essayer.
De nombreuses fois, je me suis en effet demande ce qui faisait qu'un gars ou une fille se dise: "bon la, je vais aller consulter le blog de Francois".
Je vous imagine bien, certains d'entre vous, un peu lasse par votre job, vous dire: "bon, je vais aller voir ce qu'il fait, ou il est, avec qui il voyage, ca me changera les idees". J'ai d'ailleurs vu que les lundis et les jeudis - les jours traditionnellement les plus difficiles de la semaine - il y a deux fois plus de personnes qui consultent mon blog. (Et oui, j'ai pu voir ca parce que le webmaster nous permet de consulter les statistiques de frequentation).
J'en vois d'autres, surtout toi Alex, un peu plus inquiet, se dire: "qu'est-ce qu'il fout mon petit frangin, est-ce qu'il va etre la pour la fin de la construction de ma maison". A ce propos, t'en fais pas, on va se la boire cette suze sur ta terrasse.
Je pense que d'autres consultent mon blog, parce que le fait de partir une annee est une envie sous-jacente qu'ils essayent de refouler et qu'ils checkent si vraiment c'est faisable. Alors bonne nouvelle, oui c'est faisable et en plus, il ne faut pas etre riche comme cresus mais juste un peu debrouillard.
Il y a les amis et les "blogs-amis" aussi: http://volovent.blogspot.com; http://visajpal.skyrock.com/, www.simawaland.top-depart.com et les facebookiens bien sur. C'est cool d'avoir de vos nouvelles, de savoir qui a trouve du travail, qui va se marier, qui est en train de finir son memoire, qui se posent des questions sur son futur, qui a des bons plans de voyage, qui vient de faire 4000 kilometres dans le desert sans probleme majeur, ...
D'autres sont juste intrigues, j'imagine.
Et finalement - et ceci pour la petite anecdote - il reste une categorie de gens qui m'a fait exploser de rire lorsque je les ai vu apparaitre dans les statistiques. Ceux qui cherchent des informations pour leur prochain voyage et qui googlent les mots-cles suivants: "MISS thailande" ou "massage thailandais" ou "boite de nuit sianoukville". Ceux-ci doivent se tapper tout mes recits avant de pouvoir trouver une quelconque information par rapport a une eventualite de massage en thailand qui pourrait bien se terminer... Trop drole!
Bref, le commentaire general que je voudrais faire est le suivant: MERCI! C'est genial d'etre en voyage, c'est cool d'ecrire un blog et de raconter ce qui se passe pour moi, mais j'aimerais bien quelquefois aussi lire le blog de votre vie, savoir ce que vous faites, vous, a l'autre bout du monde! N'hesitez donc pas a continuer a me faire part de vos reflexions, ca me fait toujours plaisir!
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Publié à 05:45, le 8/06/2008, Cairns Mots clefs : |
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Les weekends se suivent mais ne se ressemblent pourtant pas. Cairns, comme je l'avais ecrit precedemment, est un point de depart strategique pour differentes excursions. Il y a trois semaines, nous etions alles dans les Tablelands, cette zone quelque peu montagneuse, assez sauvage et tres fraiche. Le weekend suivant nous sommes alles faire de la plonge a la Grande Barriere de Corail. Et finalement, le weekend dernier, nous nous sommes rendus a Cooktown.
Si les Tablelands nous ont rappele la Suisse de par ses montagnes, ses champs tres verts, ses vaches et ses petits villages, la Grande Barriere de Corail nous a laisses pantois, et c'est d'ailleurs ce que nous cherchions. La plongee est une experience assez unique. C'est en effet assez hallucinant de mettre la tete sous l'eau et de decouvrir un veritable monde parallele dont l'existence etait insoupconnee quelques instants auparavant. C'est une impression assez bizarre, mais tres enivrante. Le weekend fut donc excellent.
Le weekend dernier nous avons decide de louer une voiture et de partir pour Cooktown, cette ville qui fut la premiere colonie europenne. En 1770, le capitaine Cook y fit mouiller l'Endeavour et le naturaliste de l'expedition, Mr Banks, y preleva 186 especes de plantes. Voila pour la petite histoire. Cooktown, pour moi etait surtout intriguante puisque ca ne fait que 3 ou 4 ans qu'une route a ete construite pour y accceder. Avant, seule une piste pour 4x4 reliait cette ville au reste de l'australie. Nous voulions d'ailleurs y aller en 4x4 mais, budget oblige, nous avons fini en opel corsa (ou Holden barnina, selon l'appellation australienne). Toujours est-il que le trajet fut interessant puisqu'il nous permit d'avoir contact avec des kangourous sauvages, contact trop rapproche d'ailleurs. En effet, le probleme avec ces animaux, c'est qu'ils sont plus ou moins suicidaires. Ils attendent au bord de la route et lorsqu'une voiture approche, ils se mettent a sauter, tout a fait sur d'eux, comme si ils traversaient un passage pieton. Les premiers contacts avec les kangourous ont ete l'occasion de prendre des photos mais, au bout d'un moment, apres des freinages d'urgence tous les 100 metres, l'enthousiasme de depart est remplace par de l'enervement. Apres un parcours sur le qui-vive, nous avons donc atteint Cooktown, cette ville tranquille - voire morte - ou personne ne semble avoir une quelconque activite mais ou paradoxalement il est tres difficile de trouver une chambre d'hotel. Dimanche, nous sommes alles faire un tour au phare, dans un parc naturel et avons remonte une riviere. La region de Cooktown est tres sauvage, avec une terre rouge et des eucalyptus repandus sur des milliers de kilometres. La nature y est spectaculaire. Les gens y sont extremement detendus et tres accueillants. Ils s'arretent pour vous demander si tout va bien quand vous vous arretez au bord de la route, avec les feux de panne. Ils craignent que vous ayiez un probleme avec la voiture, ce qui pourrait etre en effet fatal au vu des distances. En fait, dans notre cas, nous etions arretes pour prendre des photos.
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Publié à 02:57, le 27/05/2008, Cairns Mots clefs : |
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Je suis arrive a Cairns il y a un peu plus de deux semaines maintenant. La ville - et la vie en general - est vraiment totalement differente de Sydney. Seuls 140'000 habitants ont decide de s'y installer, ce qui est relativement peu meme si c'est une des plus grandes villes d'Australie. Pour l'anecdote, l'autre jour, une dame s'est offusquee quand je lui ai dit que j'etais alle me promener en voiture dans les environs de Cairns et que je n'avais rencontre que des petits villages de 1000 habitants et que j'hallucinais que les gens puissent y habiter. Elle me dit: "tu rigoles, y a plein de villages en Australie, ou y a que 6 ou 7 habitants!". A ce moment-la, differents concepts ont traverse mon esprit : " consanguinite, globalisation?, "la colline a des yeux", ... ".
Il faut quand meme dire que Cairns est une ville ideale pour partir en excursion sur la grande barriere de corail, vers les Tablelands - qui ressemblent fortement a la campagne suisse - ou vers d'autres plages totalement perdues.
Je pense rester a Cairns 3 semaines encore. Je suis en train de faire des cours de langue, histoire de corriger quelques problemes de grammaire et d'obtenir une attestation dont je vais avoir besoin pour mon futur professionnel (futur tres lointain d'ailleurs...). Je dois dire que c'est assez agreable de retourner a l'ecole pour quelques semaines et de vivre en homestay family. C'est un petit luxe et j'en suis tres content.
Ce week-end, Peter (a belgium schoolmate) et moi, avons loue une voiture et sommes partis en trip dans les environs de Cairns. Excellent! Des chutes d'eau magnifiques, tellement belles que nous avons decide d'aller nous y baigner et c'est la que le reve s'estompe un peu... Comme des debiles, nous avons decide de nous laisser glisser dans la riviere et tout a coup je vois un panneau a cote de moi indiquant qu'il etait interdit de se baigner et une seconde apres je me ramassai un bon caillou dans les fesses, ce qui a eu l'avantage de me laisser un bon souvenir: un bleu pour 2 ou 3 semaines. Apres cela, nous sommes alles marcher en foret, ou du moins, nous avons commence a marcher lorsque nous nous sommes rendus compte qu'il valait mieux ne pas continuer avec la voiture, sous peine de defoncer le bas-de-caisse. Apres quelques pas dans la rainforest, je commence a me gratter la jambe. Je vois qu'une brindille d'herbe etait collee sur ma peau. J'essaye de l'enlever mais je me rends compte qu'elle est tenace... trop tenace pour faire partie du regne vegetale. Cette "saloperie" etait en fait un espece de vert de terre qui essayait de rentrer dans ma peau (je sais, ouais, c'est degueulasse). Apres un petit combat de 10 minutes, la sale bete s'est retrouvee propulsee a quelques kilometres de la, sans en avoir vraiment fait la demande. Voila, nos premiers contacts avec la nature. Ah non, j'oubliais, le soir, nous avons pris un backpackers qui proposait une excursion en canoe durant la nuit pour observer les animaux. Comme des debutants, nous nous sommes decide de joindre le groupe... Un peu l'echec... Le moment le plus excitant du trip a ete de passer 10 minutes a observer une p##ain d'oie blanche sans aucun interet, puisqu'il y a exactement le meme modele en Suisse! C'etait quand meme vraiment drole, surtout les trentes premieres minutes durant lesquelles on a sursauter a tous les moindres petits bruits pensant qu'un crocrodile allait se pointer (il faut quand meme savoir que Cairns et les environs en sont plus ou moins infestes). En fait, le week-end etait vraiment excellent.
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Publié à 07:10, le 13/05/2008, Cairns Mots clefs : |
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Apres un peu plus de trois mois passes a Sydney, je sentais qu'il etait temps de partir, de bouger, de faire autre chose. Je commencais a saturer de cette grande ville et surtout j'etais frustre de ne pas parler suffisamment anglais. En effet, mes occupations m'ont amene a rencontrer beaucoup de francophones et tres peu d'australiens. Au final, je me suis un peu laisse aller a ne rencontrer que des francophones. C'etait vraiment cool mais je suis ici en Australie principalement pour ameliorer mon niveau d'anglais. La semaine derniere, j'ai donc decide de partir de Sydney, de vendre ma voiture, de lacher mon appartement, de transmettre mon equipe et de dire adieu a mes amis. Tout c'est fait tres rapidement. J'ai regarde la carte de l'Australie a la recherche d'une destination un peu plus tranquille que Sydney et ou l'hiver n'est pas encore arrive. Apres quelques hesitations, je me suis decide pour Cairns.
Dans le bus pour l'aeroport, en faisant un peu le bilan de mon sejour a Sydney, je me suis rendu compte a quel point j'avais rencontre des personnes excellentes, passe de supers soirees et fait des experiences tres enrichissantes. Apres la periode de voyage en Asie ou nous sommes restes au maximum quelques jours dans la meme ville, ca a ete excellent de me poser a Sydney pour quelques mois, meme si je trouve cette ville un peu fade. Heureusement que j'ai rencontre beaucoup de gens et que j'etais bien occupe, sinon je pense que je serai parti de la-bas depuis bien longtemps. Je n'ai pas encore un avis definitif sur l'Australie parce que je crois qu'il faut venir ici pour la nature, la plongee, les grandes etendues, l'outback et l'aventure. Les villes ne sont pas franchement tres interessantes, les activites culturelles se resument un peu au bars et aux barbecues, la musique ressemble a ce qui faisait il y a 10 ans en Europe, la nourriture est franchement pas tres raffinee, et les cafes sont coupes a l'eau...
Je suis content d'etre ici pour quelques mois encore mais mon avis par rapport au fait de vivre ici definitivement a passablement change. En effet, il y a 8 ans, quand je suis venu ici pour la premiere fois, je pensais que tot ou tard, j'allais emigrer en Australie. Maintenant, je suis persuade que j'aurai de la peine a vivre ailleurs qu'en Europe. Je crois qu'on a vraiment de la chance de vivre dans une zone tres riche culturellement, dans des regions diverses et variees. Ce qui me semble surtout interessant en Europe, c'est ce bouillonnement, intellecuel, musical, identitaire... Je suis tres etonne d'en arrive a cette conclusion parce que j'ai toujours trouve l'europe "fade et repus", comme le disait un des biographes de Massoud. Maintenant, avec de la distance, je trouve au contraire qu'en Europe, il y a une espece de recherche, une sorte de stimulation, un besoin de se poser des questions et de trouver des reponses - qui des fois d'ailleurs en arrive a quelque chose d'excessif. Ici, par contre, je trouve les gens pas tres interessants et assez vite satisfaits d'eux-memes. Je dois quand meme admettre qu'il y a quelque chose a apprendre de ca et que nous europeens, nous devrions de temps et temps se la jouer un peu a l'australienne, en se disant: "take it easy", no worries, ca va s'arranger.
En essayant tout de meme de reflechir au pourquoi de leur coolitude, je crois que le fait d'habiter sur une ile - certes enorme - les amene a croire, peut-etre inconsciemment, que pas grand'chose ne peut leur arriver. L'economie est florissante, le climat est assez ideal, chacun peut avoir un lopin de terre, et cette ile est un peu trop loin pour que quelqu'un veuille serieusement la bombarder. Bref, toutes les conditions sont reunies pour que les gens ne se prennent pas la tete. Ca semble un peu leger comme explication mais j'ai quand meme l'impression qu'elle n'est pas completement fausse. On va voir si je change d'avis durant ces prochains mois!
Alors, take it easy, have fun and enjoy!!!
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Publié à 06:27, le 27/04/2008, Sydney Mots clefs : |
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Voila quelques semaines que je suis arrive a Sydney. J'ai desormais mes points de reperes. Je sais ou aller pour boire un bon cafe; je connais l'adresse d'un excellent resto thailandais; j'ai trouve un bar assez sympa; j'ai une carte bancaire australienne; je loge dans un duplex tres cool; et j'arrive a converser avec les gens que je rencontre, sauf les asiatiques que j'ai decide d'eviter parce que, de toute facon, je ne comprends rien a ce qu'ils me disent et que ca m'enervent de dire "yes" et de sourire pendant 30 minutes en face d'eux.
Bon, autrement dit, je suis plus ou moins assimile au melting-pot australien.
J'en apprends quand meme tous les jours. Avant-hier, par exemple, je me suis rendu compte de quelque chose de tres utile, voire de vital: il ne faut jamais oublier de rouler a gauche dans ce pays. Et oui, comme je me suis achete une voiture - ou plutot un enorme break - il m'arrive des fois de me promener dans les quartiers de sydney et de m'oublier un peu, du moins d'oublier que je dois absolument rouler a gauche... C'est a ce moment-la que l'australien moyen appuye comme un putois sur son klaxon, m'hurle des insultes a la fenetres de sa voiture et me fait quelques gestes avec ses doigts ou plus precisement avec son majeur. Et a ce moment-la, je reagis que je dois peut-etre me replacer du cote gauche de la route et qu'arreter de faire du contre-sens, serait peut-etre une bonne idee. Ma voiture a certainement deja du faucher quelques kangourous mais je ne suis pas sur qu'elle resisterait a un choc frontal. En tout cas, je ne vais pas tenter le coup.
Par contre, je suis content d'avoir cette voiture parce que je vais pouvoir bouger beaucoup plus librement. Je vais rester encore quelques mois ici a Sydney pour ameliorer mon niveau d'anglais et ensuite je partirai dans l'outback a la rencontre de l'australie profonde. En attendant, je suis toujours a fond dans la peinture...
Voila pour aujourd'hui.
P.S.: ici, il a fait 32 degres aujourd'hui, ahahahah.
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Publié à 02:18, le 4/03/2008, Sydney Mots clefs : |
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Parler peinture toute la journee, c'est un peu mon occupation ces temps-ci a Sydney. A ce propos, je n'aurais jamais cru pouvoir dire autant de choses sur la peinture impressionniste ou sur l'art abstrait, par exemple. Tenter de faire aimer la peinture a l'australien moyen est d'ailleurs un veritable defi... J'y arrive assez bien et j'en suis toujours assez etonne. Bref, toujours est-il que c'est un excellent moyen pour pratiquer mon anglais, pour connaitre des gens et pour boire des bieres gratuitement.
Sinon, y a les sorties. Samedi dernier a ete un bel exemple de ce qui se passe a Sydney le week-end. En premier, vous passez au Bottle Shop acheter une bouteille, ensuite, vous vous rendez chez des amis a des amis pour passer la soiree chez eux. Vous arrivez, vous buvez assez rapidement ce que vous avez apporte parce que sinon vous savez que vous n'allez pas en voir la couleur. Ensuite vous discutez avec les gars qui trainent autour de vous, vous cassez deux ou trois trucs chez eux en vous appuyant, par exemple, contre une baie vitree qui ne supporte pas votre poids (comme vous avez deja un peu bu et que tout ce qui vous arrive est de la faute des autres, vous osez vous faire la reflexion que ces australiens ne savent pas contruire des maisons solides...) puis, vous vous mettez a manger tout ce que vous trouvez et finalement vous ne voyez plus vos amis qui se sont deja casses depuis belle lurette. Le lendemain, vous vous reveillez difficilement et pendant les trois premieres secondes, vous priez de ne pas avoir un mal a la tete, ensuite vous faites un check-up complet de votre corps et finalement vous decidez, sans autre alternative possible, que le dimanche va se passer devant la tele...
Et le lundi, comme tout le monde, vous commencez par faire des abdos et des pompes parce que vous avez vraiment abuse durant le week-end. Resultat, on est mercredi et vous avez toujours mal aux pectoraux tellement votre corps est choque.
Sinon, pour contrebalancer ce genre de soirees, vous vous interessez aux concerts classiques organises a l'Opera House: Nigel Kennedy, vendredi passe!!! Ce gars, qui a un look de rockeur, l'energie d'un cocainoman, la tchache d'un presentateur radio et le talent d'un virtuose, a ete un reel evenement en Australie. Il est tout a fait deroutant et il s'en amuse d'ailleurs. Il est quelque peu difficile de trouver credible un gars qui arrive sur scene en hurlant, en tappant dans les mains des spectacteurs, et qui raconte des gags entre chaque morceaux mais au final, sa maitrise de Mozart, de Beethoven et de Bartok notamment, est tellement hallucinante que le reste n'est qu'un simple detail anachronique.
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Publié à 02:35, le 13/02/2008, Sydney Mots clefs : |
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Apres trois mois de vie de nomade, je suis en train de me sedentariser a nouveau quelque peu. Ca a aussi son charme. D'autant plus que m'installer a Sydney est sans aucun doute un des meilleurs moyens pour ameliorer mon niveau d'anglais. Toujours est-il que ma vie est desormais un peu differente d'avant. J'apprecie specialement de tisser a nouveau des liens avec des gens, et ceci pour un peu plus longtemps que quelques heures dans un backpackers. C'est cool aussi de vivre dans une ville qui cherche, me semble-t-il, a divertir ses habitants. Depuis la semaine derniere, je suis en effet alle voir la finale de l'Australian Open de tennis sur un des nombreux grands ecrans installes en ville, j'ai ete ecoute gratuitement La Boheme de Puccini dans un grand parc au centre ville, j'ai regarde (pour la deuxieme fois) "La vie des Autres" a l'Open Air Cinema. Cette soiree a d'ailleurs ete memorable puisque c'est quand meme hallucinant de regarder l'ecran et d'avoir en arriere-fond l'Opera House, Harbour Bridge et les gratte-ciels de la ville. La petite precision qu'il faut encore faire pour decrire ce moment assez exceptionnel, c'est qu'il pleuvait des cordes et des cordes... mais que nous avions tous paye 25 dollars pour voir ce film en plein air - ce qui fait mal au budget (pour ne pas dire ailleurs) - et que pour cette raison, aucun d'entre nous n'allait quitter son siege a cause d'un "simple" orage torrentiel... Nous sommes donc tous restes plantes la, avec des pelerines gracieusement distribuees par les organisateurs, a essayer de bouger le moins possible pour ne pas mouiller les voisins de siege. Tout le monde etait en effet un peu sur les nerfs et il aurait fallu une goutte de plus sur la pelerine de ma voisine pour qu'elle fasse une crise d'hysterie.
Sinon, demain je demenage enfin. Je me rejouis d'avoir une chambre a moi. Ces dernieres nuits ont ete un peu difficiles parce qu'un groupe de backpackers est tombe amoureux des filles qui dorment dans le dortoir a cote du mien, ce qui n'est pas vraiment un probleme en soi... Sauf qu'eux, ces imbeciles, ils ne sont vraiment amoureux d'elles qu'a trois heures du matin, quand ils sont completement bourres, et donc, ils pensent que c'est un bon plan drague de les reveiller (et moi par la meme occasion) durant la nuit en toquant pendant une heure a leur porte comme des perdus. Le gars qui dort dans le meme dortoir que moi a tente cette nuit de leur expliquer qu'ils faisaient fausse route. Ca n'a pas eu l'effet escompte. Bon, il aurait peut-etre pas du leur hurler dessus: " Fuck off, bastards!!!". En effet, suite a cette remarque, les gars ne sont bien sur pas aller se coucher, ils ont trouve plus drole de tenter, et ceci pendant 30 minutes, de defoncer notre porte. Voila, autant dire que ce matin, lorsque j'ai commande mon cafe-croissant, la sommeliere a regarde mes yeux et apeuree, elle n'a meme pas fini la fameuse phrase qu'elle sort a tous ces clients: "Hello, how are you today?".
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Publié à 01:39, le 7/02/2008, Sydney Mots clefs : |
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Ca fait quelques jours maintenant que je suis arrive a Sydney. Je commence a trouver mes reperes, a connaitre quelques personnes et a ressentir du plaisir a habiter ici. Il faut dire qu'au debut ca a ete un peu la galere mais la, tout s'est mis en place. J'ai donc trouve un appart hier. En fait c'est une colocation avec 3 thailandais et 1 autre gars qui doit encore etre trouve. L'endroit est franchement sympa, parce qu'il y a un balcon, un living-room super grand, des chambres assez cool et en plus, je pense que je vais pouvoir manger thailandais gratuitement pour un bout de temps. Que demander de mieux...
Sinon j'ai aussi trouve une "occupation". il s'agit de la presentation au porte-a-porte de tableaux de peintres francais... Je ne vais pas trop m'etendre sur le sujet pour des raisons de confidentialite... (regarder plutot les photos)
Bon, en tous les cas, cette activite m'a permis de me faire un groupe de copains. Autant dire que maintenant, c'est parti pour les barbecues, les "degustations" de bieres, les sorties en ville, les journees avec la tete dans le fion et tout ce qui va avec... je dois dire que je suis quand meme toujours etonne de voir a quel point tout va tellement vite quand on est en voyage. Un nouveau job, un nouvel appart, des nouveaux amis et, tout ca en 20 jours. En Suisse, il me faudrait certainement quelques mois pour arriver a cette performance. Bref, je commence vraiment a profiter de Sydney et de la plage... Ce week-end: barbecue et initiation au surf!
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Publié à 03:14, le 31/01/2008, Sydney Mots clefs : |
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Cette fois, la page de l'asie semble bel et bien tournee. La transition a ete assez difficile parce que l'arrivee a Sydney n'a pas ete tres simple. Je me suis en effet rendu compte que les prix avaient largement grimpe depuis mon dernier sejour en 2000. Ce qui a ete passablement destabilisant puisque mon budget devenait tout a coup tres limite. Ce qu'il y avait d'enervant, en plus, c'est que je depensais 80.- par jour pour manger (muffins au dejeuner, muffins a midi, et kebab le soir...) et pour dormir dans un dortoir a 6 (en fait on etait 7 puisqu'un couple s'etait forme, et qui plus est, ils parlaient de leur relation durant toute la nuit... un veritable stage en psychologie familiale). Autant dire que cette ambiance avait quelques retombees sur mon humeur. J'ai d'ailleurs pour la premiere fois de ma vie commence a dormir avec des boules Quies. J'aurais d'ailleurs bien mis un masque a gaz et des lunettes de plongee si ca m'aurait permit d'eviter les odeurs et les autres emanations de chaussettes et de linge sale qui en arrivent a piquer les yeux.
Bon, toujours est-il qu'apres cette arrivee triomphale en Australie, je me suis dit que j'allais me mettre a chercher du travail a Sydney aussitot que possible pour gagner un peu d'argent (ou pour pas trop en depenser), que j'allais tenter de me trouver un appart en ville et je devais organiser des cours de langue. En ce moment-meme, j'ai trouve un job (si on peut appeler ca un job) mais pas encore d'appart. Je suis quand meme sur une bonne piste pour me trouver un appart dans un gratte-ciel du centre ville. On va voir ca dans quelques jours.
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Publié à 09:35, le 24/01/2008, Sydney Mots clefs : |
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Apres ce periple de plus de deux mois en Asie, le retour a la realite a ete relativement difficile. Tout d'abord parce que l'Asie, c'etait les vacances, les visites de temples, les bieres, et bien sur les copains. Cette partie du monde est vraiment interessante, et ceci pour differentes raisons. La premiere est sans aucun doute, le fait que c'est certainement l'un des derniers endroits accessibles aux touristes ou les prix sont extremement bas. Une nuit d'hotel en auberge de jeunesse revient en moyenne a 3 dollars, un plat de nouille a 1 dollar, 1 paquet de biscuit (Oreo...) a 1 dollar aussi, 15 kilometres en Tuk-Tuk 3 dollars, si le chauffeur est un peu conciliant... En tout cas, l'argent n'est jamais un souci majeur. En plus, l'Asie du Sud-Est est vraiment depaysant de par ses couleurs, ses us et coutumes et sa population. Il semble d'ailleurs tellement facile de prendre des photos la-bas que l'on croirait presque avoir un don...
Je crois que maintenant si je devais resumer les aspects les plus etonnants de notre perpile, je parlerai certainement des senteurs: l'air semble toujours completement sature, que ca soit par des odeurs repulsives, comme celles des egouts, ou plutot attirantes provenant d'un marchand de pad thai. Quoi qu'il en soit ce sont toujours des odeurs naturelles (je dis cela parce que j'ai ete etonne d'arriver a Sydney et de me rendre compte que je n'avais jamais senti de parfum quand j'etais en Asie, alors que maintenant, le week-end dans la rue, il est difficile de sentir une odeur naturelle tant les players (l'australien moyen qui arrive avec une grosse voiture et qui porte du Giorgio Armani pour aller en boite) et les bombas (l'australienne moyenne qui portent une robe qui se resume a un bout de tissus de 5 cm2 et qui tentent de marcher avec des hauts-talons de 15 centimetres minimum) se parfument). Outre ces impressions olfactives, un aspect tout a fait particulier de l'Asie est certainement son eternelle agitation dans les rues et la quietude quasi-totale dans les temples. Il est d'ailleurs assez deroutant de passer de ces deux ambiances qui coexistent a quelques metres l'une de l'autre. Sur le plan visuel, ces pays sont extremement riches, je veux dire par la que les villes, les temples, les habits des gens, la nourriture et les maisons par exemple, sont tres colores, meme trop quelques fois. Il est toujours etonnant de voir les moines se promener en "robe" d'un orange qui frise le fluo, de se retrouver face a un temple rouge et jaune et de voir les maisons de campagnes bleus, vertes ou jaunes. L'occident semble bien fade de ce point de vue. Au niveau gustatif, l'asie est une veritable revelation puisqu'il est possible de passer d'une salade de papaye immangeable, tant elle est forte, a un pad thai sucre et tout a fait doux. La diversite des gouts semble etre une regle, tout en precisant quand meme qu'apres deux mois de riz et de pates au riz, il est tout a fait plaisant de passer a autre chose. Voila pour ces quelques considerations conclusives sur l'Asie. Je crois d'ailleurs en avoir assez dit dans les articles precedents.
Coming Soon:
Francois cherche - et trouve - du travail, Francois cherche un appart, Francois sort le vendredi soir et Francois tente de comprendre quand un australien lui dit des mots avec un tel accent que Francois est oblige de dire "Yes", ou "Of course", ou encore "Right", sans avoir compris un traitre mot...
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Publié à 01:46, le 21/01/2008, Sydney Mots clefs : |
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Arrive a Sydney il y a quelques jours, je suis en train d'evaluer les differentes possibilites qui s'offrent a moi tant au niveau de l'apprentissage de la langue qu'au niveau du logement et du travail. Et franchement, etre suisse c'est cool en suisse mais ailleurs ce super passeport rouge vous empeche de beneficier des visas de travail facilite pour les europeens, ce qui est un gros probleme pour moi en ce moment...
Si quelqu'un connait quelqu'un qui connait quelqu'un qui offre du travail n'importe ou en australie ou en nouvelle-zelande, n'hesitez pas a vous manifester.
A bientot, vous autres a l'autre bout du monde!
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Publié à 03:18, le 13/01/2008, Sydney Mots clefs : |
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